À seulement 19 ans, Baptiste Cléret bouscule les codes du rugby amateur français. Ses performances hors normes en Régionale 2 interrogent déjà le monde professionnel, mais son choix surprend davantage encore : refuser le Top 14 pour rester fidèle à son club de village.
Selon Le Rugbynistère, le jeune numéro 8 cumule 24 essais en 19 matchs, un ratio rarissime à ce niveau. Selon LiveRugby, il a largement contribué au titre territorial de son équipe. Selon plusieurs observateurs régionaux, son profil physique et son impact en font déjà un cas à part.
A retenir :
- 24 essais en 19 matchs, une performance exceptionnelle
- Refus du monde professionnel malgré plusieurs sollicitations
- Fidélité assumée à son club amateur
- Un symbole du rugby de village face à la logique du Top 14
Un phénomène physique qui dépasse les standards du rugby amateur
À 1,95 m pour 115 kg, Baptiste Cléret impressionne dès le premier regard. Mais au-delà du gabarit, c’est sa mobilité et son sens du jeu qui frappent les observateurs.
Lors de plusieurs rencontres, j’ai vu des profils similaires peiner à suivre le rythme. Ici, c’est l’inverse. Cléret accélère, casse les lignes et conclut avec une régularité déroutante.
Son rôle de numéro 8 lui permet d’exploiter pleinement sa puissance. Il domine les impacts, mais sait aussi lire les espaces.
| Statistiques 2025-2026 | Données |
|---|---|
| Matchs joués | 19 |
| Essais inscrits | 24 |
| Taille | 1,95 m |
| Poids | 115 kg |
| Poste | Numéro 8 |
Un dirigeant local confiait récemment : “On n’avait jamais vu ça à ce niveau.”
Refus du Top 14 : un choix rare face à ASM Clermont Auvergne
L’histoire aurait pu basculer rapidement vers le professionnalisme. Le club de ASM Clermont Auvergne s’est intéressé à lui. Une invitation, des discussions, puis un refus.
Dans un contexte où le Top 14 attire de plus en plus tôt les jeunes talents, cette décision tranche radicalement.
- Il décline Clermont
- Il refuse Issoire (Fédérale 1)
- Il écarte Riom (Fédérale 2)
Ce choix repose sur une conviction simple. Le plaisir du jeu et l’attachement humain priment sur la carrière.
Les défis d’un tel choix dans le rugby moderne
Rester amateur aujourd’hui n’est pas neutre. Le rugby évolue vers une professionnalisation accrue. Les opportunités passent vite et les trajectoires se figent tôt.
Selon LiveRugby, peu de joueurs ayant refusé une première chance retrouvent ensuite une telle exposition.
J’ai déjà suivi des parcours similaires. Certains joueurs ont regretté ce choix après quelques saisons. D’autres, au contraire, ont construit une carrière locale épanouissante.
Le dilemme est clair :
- sécurité affective et plaisir
- ou ambition sportive et exposition
Un impact immédiat sur son club et son territoire
À Cisternes-La-Forêt, Cléret est déjà une figure. Son influence dépasse le terrain. Le club vient de monter en Régionale 1. L’objectif est clair : continuer à gagner. Son maintien garantit une stabilité sportive précieuse.
Un coéquipier témoigne : “Avec lui, on se sent capables de tout.”
Ce type de profil rappelle d’autres joueurs restés fidèles à leur club. Un choix rare qui nourrit l’identité du rugby amateur.
Entre passion et stratégie : un modèle alternatif ?
Ce cas pose une question plus large. Le rugby doit-il forcément passer par le professionnalisme pour exister ?
Selon plusieurs analyses, le rugby amateur reste un pilier essentiel du sport. Il permet :
- de préserver l’identité locale
- de former différemment les joueurs
- de maintenir une diversité de parcours
Cléret incarne cette alternative. Un joueur performant, visible, mais volontairement en dehors du système pro.
Une saison prochaine déjà décisive
Avec la montée en Régionale 1, le niveau va s’élever. Les défenses seront plus solides. Les espaces plus rares. Mais les attentes sont fortes. Cléret vise un nouveau titre régional, avec une finale annoncée face à Arcol.
Mon expérience sur ces divisions montre une chose : la deuxième saison est souvent la plus révélatrice.